Chant 11

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Chant onzième – Les loups dans la salle du trône

Il était un roi et ses pairs, trois mémoires dans la terre.
Il régnait sur l’univers et maîtrisait toutes terres.
Rien ni personne ne lui résistait, hormis peut-être son frère.
Mais tous, sans aucun doute, le haïssait…
Ils les avaient tous dupés.
C’était un traître et un parjure.
Son temps était passé.

Le roi ne bougeait plus guère de sa forteresse,
Seul des esclaves et des serviteurs avaient droit de passage,
Celui-ci craignant continuellement des complots de chaque sorte.
Son nom était marqué par le fer rouge de l’infamie.
Illégitime et cruel, son passe-temps était d’asservir et de détruire.
Tant qu’il maintenait la peur dans l’esprit du peuple,
Sa protection était assurée.
Le roi, attentif à tout danger, était sûr de sa position.
Mais son regard affuté ne scrutait pas la bonne direction.
Les loups étaient déjà dans la salle du trône.

Le roi était puissant, nul n’en doutait.
Mais les loups étaient nombreux, entraînés et unifiés,
Prêts à sortir de l’ombre à tout instant pour défier cet être méprisant.
La chasse était prête, son nom… royal.
De cela déterminerait l’avenir de tout contrée.
Il n’y aurait pas de pitié, pas de faiblesse ni allégresse,
Qu’une seule certitude :
Avant de rendre l’âme, les crocs de la peur le dévoreraient,
Arrachant minitieusement toute trace d’humanité, de plaisir ou de joie.
Après tout, les loups n’étaient pas des hommes.

Ni pitié, ni faiblesse, la règle blesse.
Dans la salle du trône les loups entrent,
Ammenant avec eux un vent de folie.
Aucune sortie ni aucune fuite,
Toutes les portes sont verrouillées.
Le cor de chasse chante,
Elle a déjà commencé.

Ainsi finit le chant onzième du loup.


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