- Par Arthulf
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Chant douzième – Murmure des vents
Les vents murmurent des paroles insoupçonnées,
Émises par les voix d’êtres demeurant cachés,
Souffle d’air qui s’engouffre dans les tréfonds des abysses,
Recueille les airs avant qu’ils ne périssent.Témoin du temps et de l’éternel retour,
Il s’en va, errant sur un silence sourd,
Avide de paroles, de connaissances et de symboles,
Il se brise sur un mur de grandiole.Lorsque les pensées du monde lui font dégout,
Le vent s’en retourne sur un lit plus doux,
Dans les hautes murailles de son cœur,
Où il n’y trouve plus traces de peur.Les vents murmurent de tristes paroles,
Contant la mort par centaines sur le sol,
Il y voit la vie devenir fumerolle,
Pour y insuffler l’espoir, tel est son rôle.Certains l’écoutent, d’autres l’ignorent,
Ainsi était l’oracle dans sa grotte d’or,
Respirant la brise, le souffle et l’air,
Il prédit l’avenir dont il est le père.Le vent souffle sur l’eau et sur les pierres,
Recouvrant les tertres ensevelies sous terre,
Il est le gardien de bien des mystères,
Qui resteront à jamais dans sa main d’argent.Écoutons cette voix qui sors de l’au-delà,
Écoutons ceux qui volent dans leurs bras,
Les vents murmurent, disait l’ermite,
Dans le regard du loup étincelait un mythe.Ainsi finit le chant douzième du loup.
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