- Par Arthulf
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Chant treizième – Ceux qui sont morts
Le sang abreuvait le sol, il tremblait,
Les cris des agonisants se mélaient à la souffrance
Occasionée par le fracas des lances et des épées,
Concert de chairs ardentes qui comme des fantômes se balancent.Les vivants tombaient, victorieux et sans peur,
La haute demeure des guerriers, là-haut,
Les abritaient comme leur propre demeure,
Et de là, l’éternité, dans un île entourée d’eau.Familles perdues, pillages et tortures,
Cœur dur et faible, aimant à toute heure,
Reverras-tu ta patrie, toi qui toujours jure
D’être loyal et bon et de tenir bonheur ?Les yeux rivés vers le ciel, striés par des veines de sang,
Le guerrier savoure patiemment ses derniers moments,
Scrutant les cieux dans l’attente d’un cygne blanc,
Vision luminescente d’une Valkyrja à la chevelure d’argent.Rendons-leur hommage, nous qui leur devons la vie,
A la tournure d’une page, notre mémoire s’enrage,
Aucun monument, aucune stèle, qu’une pluie meurtrie,
Dédions-leur un autel avant que n’arrive l’orage.Eux qui inscrirent leurs idées dans le sang,
Ceux qui sont morts,
Pourrez-vous nous pardonner de ne pas donner plus,
Nous qui combattons en première ligne dans le rang.Tâchons de supprimer nos torts,
Pour l’avénement d’un nouvel âge d’or,
Salut, ô Germanus,
Toi qui renait à chaque aurore.Ainsi finit le chant treizième du loup.
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