- Par Arthulf
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Chant quinzième – Un Rêve dans Tes Yeux
Perdu dans les méandres d’un fleuve éthéré sorti tout droit des brumes du temps,
Le souvenir sagace d’un œil lunatique auréolé d’une lumière diaphane
Revient encore hanter les nuits de mon être devant le sourire de Pan,
Gardien malicieux d’une simple senteur avant que de celle-ci, la fleur ne se fane.Dans l’infini silence de la nuit saisissante,
Approche à fins pas un être issu de sa couleur,
Le souffle retenu, immobile parole à la noirceur croissante,
Arrive dévoilé dans un voile de fumée, un véhicule de peur.Fourrure de loup, noire et incandescente,
Carrure solide, souple comme la pierre du ciel,
Orage d’humeurs à la férocité horrifiante,
La brume te rend un regard irréel.Tes yeux, miroirs d’une vérité réfléchissante,
Un rêve éternel caché dans les abysses infernaux,
Question d’un instant scrutant toutes les pentes,
D'œil à œil, es-tu toi aussi loup de peau ?Mais soudain, son œil dans ma main,
Maléfice cruel m’écartant du chemin,
Dans sa gueule tout entier je tombais,
La tête, enfoncée dans le gosier.Entré dans la gueule, avalé par le loup,
Labyrinthe terrifiant d’une initiation pleine de dents,
Avalé homme, ressortis loup,
Un troisième œil en guise de serment.Image certaine captée d’un rêve,
Souvenir, mémoire, sortilège,
Événement incertain brodé par les fils du destin,
Un rêve dans tes yeux, augure d’une prochaine fin.Ainsi finit le chant quinzième du loup.
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