Chant 19

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Chant dix-neuvième – Nébuleuse

L’astre solaire dispensait ses derniers rayons aux fils des hommes, sur terre,
La clarté du jour laissait progressivement place à un ciel céleste miroitant une voûte étoilée,
Le souffle cosmique de l’anti-matière se couvrait de son manteau scintillant, voletant au gré de l’air,
Pour qu’enfin la nébuleuse inviolée dévoile une forme glorifiée.

Ce corps céleste indompté, fils des terres de Thulé,
Imputrescible et féroce, envoutant et terrifiant,
Porte les forêts à venir du futur transcendant,
Constructeur magnanime qui ne cesse de me hanter.

Quelque chose qui n’est pas clarifiée, chaos ordonné,
Est une brume intouchable qui s’enfuie au contact,
Nuage d’orages brisés, ensemble des espoirs fomentés,
Reste la céleste nébuleuse dont mon âme est enveloppée.

Ainsi finit le chant dix-neuvième du loup.


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