Chant 26

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Chant 26 - Le Poids du Passé

Les rouages du destin sont parfois comme des aiguilles,
Les Nornes sortent les poignards pour nous assaillir,
Telles des ombres porteuses de la courbe faucille,
Tissant la mort, la mort et la souffrance du rire.

Hommes de Midgard sous les rameaux du grand arbre,
Notre forteresse que l’on tient tant à embellir,
Ne jugeons point d’un mal couvert par la lueur de l’ambre,
Nous qui ne cessons notre impuissance dans un lieu en défaillir.

Le souffle d’Urda, glacial dans la brume matinale,
Nous fait couvrir un poids si lugubre et lointain,
Que notre raison est compromise face à ce triste chagrin ;
Les esprits témoignent encore au-delà de l’eau létale.

La symphonie débute, les Valkyries prennent leur envol,
La lance de pouvoir change de main en nos terres,
Le murmure des runes se dégouffre du sol,
L'Ancien du Nord entend ses membres en force de nerfs.

Ce sursaut de vie se pare de la forme du désir,
Un désir nommé empire qui s’en va guerroyer,
Valse tragique de puissances dont la longue mire
Porte vers un temps hors du temps si convoité.

Sa résonance ondoie jusqu’à nous pour nous narguer,
Fin d’un monde pour début d’un autre,
Horreur pour horreur et beauté pour beauté,
Aucun choix, les Nornes ont décidé du votre.

Malgré cette tempête, cette guerre de l’hiver,
Völuspa ne prédit-elle pas sa prochaine venue,
Pour que Skulda ramasse les carcasses de fer,
Les squelettes de catharsis dont l’odeur pue.


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