- Par Arthulf
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Chant Vingt-Huit – La Cour de Thule
Les rois dévisageaient l'assemblée, en ce jour convoquée,
Composée de diverses gens variés, à qui la noblesse semblait chimère argentée,
Elle n'en était pas moins, force réalité,
Car ils restaient tous, des Seigneurs de Thule.La reine, étoile scintillante dont la parure n'était que beauté,
Les runes te trahissait, tu étais loin d'être demeurée,
Les tatouages, sur ta peau nue d'ivoire gravés,
Enveloppaient ta nudité dans un nuage de fumée.Le roi, blessé, dont le trône restait vacant,
Ne cessait de somnoler aux côtés des pommes d'immortalité,
Pensais-tu encore, au futur jour émanant,
Des précipices virtuoses qui te mènerait à la liberté.Les prêtres du nord, guerriers d'un savoir gardé,
Par les flammes du dragon, protectrices de fumée,
Le sceptre dans les mains, officiant chaque matin,
Vous êtes comme les enfants de l'éclairé, reposant en son sein.Les gueriers, artistes éprouvés dont la sagesse n'est plus à prouver,
Musiciens, dont la voix essentielle forge même le destin, envouté,
Saints poètes, aux mots sensations parfumés d'ébène,
Et pécheresses, sourcières de la prochaine scène.Le peuple, sauveur du jaune blé nourrisseur,
Témoins de vie de ce bonheur accapareur,
N'en est pas moins preuve du féroce labeur,
Qui garantit la joie à cette meute de seigneurs.La bière coulait à flots et le miracle survint,
L'ancienne cité de Thule, qui était abandonnée,
Semblait illuminée d'un regain de vitalité;
La cour de Thule, rejoignait la glorieuse île des saints.
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