Chant 7

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Chant septième – Rêve d’Azur

Scrutant d’un oeil lunatique l’Ourse boréale,
La fourrure de la nuit m’enveloppant de sa douce fraîcheur,
Un souffle de bonheur contenu dans un râle,
M‘emporte soigneusement dans une autre demeure.

Rude et puissante lumière d’azur dans le printemps,
Orages nimbés d’une faste odeur de mer,
Etoile céleste où l’enfer est triste père,
Telle une femme, emplie de multiples mystères.

Le ciel se couvrait de drapeaux d’azur,
Flottant d’un vent uni par les vagues,
Voiles du voyage dans un lieu pur,
En quête de beauté, parmi les algues.

Rêve d’azur dans une ère dure,
Pays merveilleux à la dérive des sables,
Il ne sert à rien de foncer dans le mur,
Là est le domaine des misérables.

Espoir d’un monde en déchirure,
Le chariot offre vivres et désinvoltures,
L’eau claire sous la lumière bleue,
Protège le secret des dieux.

Rêve d’azur à la bordure,
Emporte les âmes vers une contrée sûre ;
Là où le rêve se fragmente,
Résonne un monde dont les portes sont béantes.

Ainsi finit le chant septième du loup.


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