Chant 9

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Chant neuvième – Peur

Peur incongrue trahissant un esprit de faiblesse,
Chante succintement une mélopée de bassesse,
Dans sa triste parole, une once de malheur,
Souvenir fumant d’un danger de déshonneur.

Peur, masque d’horreur,
Chevalier frémissant d’une hautaine terreur,
Attaquant à sa guise fatalement et surement,
Cette clique de bonnes gens maintenant inconscients.

Voile d’illusions aveuglant l’être persécuté,
Le menant invinciblement vers une fin programmée,
Brute épaisse, tu te laisses dominer,
Ne te plains donc pas de mourir aveuglé.

Tu as peur, peur de la mort,
Elle t’apparaît comme une fin, un terrible sort,
Tu as honte, honte de l’avouer,
Car tu te laisses sciemment dominer.

La peur est une arme qui t’agresse,
La honte c’est de ne pas le reconnaître,
Si tu veux survivre, n’oublie pas que se tresse,
Une lutte incessante entre vie et mort parmi les êtres.

Le suicide des nations provient de la peur,
Elle s’en vient t’attaquer à toutes heures,
Si tu la laisses s’agripper à ta vie,
Ne t’étonnes pas de récolter la mort.

Ne dénigre pas ta peur sous prétexte d’honneur,
Ne la comdamne pas parce que tu en as peur,
Elle reste aide princière à qui sait la dompter,
Tu sais donc sur quelle voie te diriger.

Ainsi finit le chant neuvième du loup.


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