Elouan
Chère Chaire
(Par Elouan)
Mon oncle Francis était un homme cool, depuis ma tendre enfance je l’adulais et je passais tant de bon moment avec lui que nous devinrent très proche. Nous étions très proche jusqu’au moment où il mourut quand j’avais trente-deux ans. Ce fut un sinistre évènement pour moi, je décidais donc de prendre la résolution de ne plus négliger mes études, après avoir passé le BAC quatre fois et redoublé deux de mes années de médecine en tant qu’étudiant, je décidais enfin de réveiller le prétendue génie en mois qui sommeillait depuis toujours. (Mes parents et par plus forte raison mon oncle me le répétait sans cesse) Ainsi mon oncle était bel et bien mort, je ne faisais plus mes fausses colères silencieuse et légitimes de mon mélodramatique de quand j’étais en deuil, non cette fois-ci mes sentiments de joie étaient éteints. Lorsque ce fut mon tour de déposer le faire part sur sa tombe, je contemplais le cercueil, blême je déposais la terre et je prononçais tout bas :
Poussière tu retourneras à l’état de poussière. Je savais que mon oncle Francis n’était pas croyant, d’ailleurs il se moquait gentiment d’eux, lui n’avait pas peur de mourir. Il disait souvent que si l’homme pensait que la mort était le néant, c’est que son savoir sur la morte était aussi vide que le néant. Quand l’enterrement fut terminé, je marchais dans les allées des tombes, cherchant celle de mon frère, Chris. Sa dépouille avait été retrouvée déchiquetée par un homme qui s’occupait d’une ferme dans les environs de Nantes. Quand j’arrivais à la haute tombe, avec sa croix latine je marchais un peu plus vite.
Je fus perplexe, un homme y était assis, par surcroit c’était un noir ! Je m’approchais, de plus en plus furieux vers l’homme qui troublait la paix de mon frère. Lorsqu’il m’aperçut il ne réagit pas, il m’observait calmement.
-« De quel droit osez-vous vous asseoir sur la tombe de mon frère ! » gueulais-je
-« Oh, si ça vous choque je peux me relever, mais voyez-vous j’ai bien peur que ça lui est égale. » répondit-il toujours aussi calme
Il se releva, au même moment je le reconnus, il s’agissait du fameux fermier qui l’avais vu, il se souvenait d’ailleurs que ça l’avait étonné qu’une noir puis posséder une ferme.
Carl Saragnare
(1900-1934)
-« Pourquoi vous vous êtes donc assis sur cette tombe, il n’est même pas de votre famille ! » Repris-je
-« Je l’ais connu autrefois, lorsque j’ai découvert son corps, il y a deux ans j’étais bouleverser. » Dit-il toujours aussi calmement.
-« Croyez bien que je m’en fiche éperdument ! Vous croyez que je l’ai prise comment, moi la mort de mon frère ! » Lançais-je.
-« Je doute en effet que cela c’est déroulé gaiement… » Dit-il
-« De toute façons, on meurt tous un jours ou l’autre » Reprit-il
-« Il est mort assassiné, il devait vivre bien plus longtemps. Si je vous revois assis sur la tombe de mon frère ou de n’importe quelle autre personnes qui me sont proches…v…vous… »
-« Je quoi ? » demanda t’il
-« Ne vous asseyez plus sur les tombes de ma famille ».
Et c’est sur cette phrase que se terminait ce dialogue, je repris ma route, m’asseyais sur un banc et commençais à fumer pour méditer. Qui était l’homme qui ne respectait pas la mort de mon frère ? Connaissait-il justement l’assassin qui a tué mon frère ? Je ne voulais pas d’information sur lui quand elle est donné par sa personne, je voulais découvrir par moi-même pour ne pas être trahis, c’était ma philosophie d’actions. Personne ne me mentait, je ne voulais même pas entendre la vérité, mais la découvrir par moi-même. Je repris ma voiture pour retourner chez moi, mais à mi-chemin je décidais plutôt d’aller dans la direction du pénitencier.
-« Bonjours, je voudrais rendre visite à un certain…Grégoire Asnayeul » demandais-je au directeur.
-« Allez au parloir, je vais le prévenir… » Dit-il en s’en allant.
Je pris donc la direction du parloir indiqué dans le plan à l’entrée. Lorsque je fus arrivé, j’attendais cinq bonnes minutes avant d’apercevoir l’homme qui avait assassiné sauvagement mon frère. Je le vis, prendre le téléphone et le coller près de son oreille, il n’y avait aucune surprise dans ses yeux juste un dépit d’ennui. Je le contemplais dix secondes, avec toute la haine dont j’étais capable. Quand le téléphone touchait presque mes oreilles je commençais :
-« Salut…je voulais vous voir pour des questions… »
-« Ce n’est pas moi qui est tué votre frère. » Répondit-il
-« Ce n’est pas pour cette raison que je suis venu vous voir, en l’occurrence le tribunal vous a reconnu coupable » Rétorquais-je
-« Non, ce pourquoi je vous rends visite, c’est pour vous demander si vous connaissez un certain Vuai Moro, un noir qui connaissais mon frère. » Repris-je sur le ton de l’interrogation
-« Je connais Vuai Moro, en effet » Répondit-il
-« Que savez-vous sur lui ? » Demandais-je
-« C’est un brave type dont les liens d’amitié sont de mauvais augure je dois dire… » Dit-il en souriant.
-« Et pourquoi ça ? » Demandais-je avide de savoir
-« Oh, il se peut qu’il est de mauvaises habitudes. Mais dans le fond c’est un homme profondément sensé » répondit-il.
-« Respecte-t-il le deuil des autres ? » Demandais-je
-« Je le crois, oui mais je n’ai aucune certitude. » Répondit-il
-« Comment le connaissiez-vous ? » M’impatientais-je
-« D’une façon ou d’une autre il entre dans la vie de quelqu’un, beaucoup de gens se sont liés d’amitié avec lui, je crois que la façon où il est entré en mon contact n’a pas d’importance pour ce que vous cherchez. Pourquoi voulez-vous savoir tout cela ? » Me demanda t’il
-« Cela n’a pas d’importance, adieu » dis-je en me levant.
Le fait est que l’assassin de mon frère restait énigmatique sur la question de Vuai Moro, me troublait, qui était ce personnage ? Au volant de ma voiture, je restais concentrer sur la question, je réfléchissais profondément ce qui me rendis obsédé.
En arrivant chez moi je m’affalais sur le canapé, entourant affectueusement mon chien de mes bras.
-« Où étais-tu allé ? Je t’ai attendu pendant deux heures ! » Me dit la voix féminine de ma fiancée.
Je relevais ma tête, qui à l’intérieur revenait soudain à sa mémoire : Francis est mort.
-« J’ai rencontré quelqu’un, Vuai Moro ça te dit quelque chose ? » Répondis-je
-« Jamais entendu parler. En tout cas je ne pense pas que ce soit une raison pour nous fausser compagnie sans prévenir. » Répliqua t’elle sévèrement.
Le lendemain matin, je prenais un taxi pour me rendre à mon école de médecine, le chauffeur sourit, j’étais un habitué des taxis et celui-là était souvent celui qui me servait de chauffeur.
-« Est-ce que vous connaissez quelqu’un qui s’appelle Vuai Moro ? » Lui demandais-je
-« Aucune idée, ce n’est pas un nom très français ça… ? » Répondit-il
-« Tant que ce n’est pas un juif… »
-« Oh non, pas ce discours s’il vous plait ! Me dites pas que vous sympathiser pour ces nazis d’Allemands ! »
-« Je n’ai pas envie de parler politique, en l’occurrence je ne vois pas ce qu’Hitler on a faire dans mon histoire. »
-« Comme vous voudrez, mais je pense tout de même que vous ne devriez pas cataloguer ces gens-là, ça peut vous mener à des recherches et à des querelles vaines » Répondit-il
-« Ce noir était en l’occurrence, assis sur la tombe de mon frère ! Comment voulez-vous que je réagisse ! » Rétorquais-je furieux
-« C’était peut-être sa manière de porter le deuil après tout, prenez exemple sur le cimetière des éléphants. Ils ne tolèrent même pas la présence, c’est juste une histoire de manière ou de culture »
-« Je ne mélange pas les hommes aux animaux, désolé. »
-« Je pense que vous devriez cesser de trouver quoi que ce soit sur lui. Cela ne vous mènera à rien du tout. »
-« Vous êtes bien bavard…mêlez-vous de vos affaires je vous prie » Déclarais-je.
Quand je fus sur les lieux de mon établissement d’étude de la médecine, je réfléchissais toujours à cet homme, mon trouble devint obsessionnelle, l’obsession effectuait alors un virage à 180° : Cet homme voulait-il du mal à ma famille ? A moi-même ?
Je rentrais en classe et prenais place.
-« Tu as l’air bien perplexe, Jean… ? » Me dit mon voisin Barth.
-« Ah ? Euh, non ça ne fait rien » Dis-je d’une voix remontant à la surface, ma pensée toujours noyée dans la personne de Vuai Moro.
Pendant le cours sur l’anatomie humaine, je fus à demi-présent et pour ne pas dire tout à fait à 100 000 kilomètres de mon cours d’Anglais, en rentrant chez moi je n’avais que quelques vagues souvenirs de mes cours. Je constatais que l’idée que je me faisais de Vuai Moro était bien plus précise et conçus que l’image bien pâle après sa rencontre ou même après l’entrevue de l’assassin de ma fraternité. Cet homme m’inspirait la peur, la colère et le doute. La lumière tamisée de la cuisine put me dire que ma femme était rentrée. Je pris une chaise et je m’assis, posait mes coudes sur la table. Je massais mes deux tempes avec mes deux index. Puis je me levais, pris un verre de vin rouge et bus goulument. J’en pris un deuxième et restait concentré sur mon idée fixe.
-« Qu’es-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce que cette bouteille d’alcool fait sur cette table ? Pourquoi as-tu besoin de boire ? » Questionnais ma femme en constatant la bouteille et ma mine profondément soucieuse.
Qu’es-ce qu’il se passe ? En effet, c’était la question qui était inhérente à la constations de mon état.
-« Tu es bizarre depuis quelque temps, je veux que tu me dises ce qu’il se passe, tu pense toujours à ton oncle Francis ? Il n’aimerais pas que tu te soucie autant de lui » Me dit-elle
Oncle Francis, ce nom m’était bien lointain. L’image me revint, le cimetière, Vuai Moro.
-« Il faut que je revois cet homme, Leila. Sinon il va vous exterminer. » Lançais-je
-« Il t’a menacé ? Dis-moi ce qu’il se passe, on dirait que tu es devenu fou ! » Répondit-elle
-« JE NE PEUX PAS RESTER TRANQUILLE, TANT QUE LUI EST ENCORE EN VIE !!! FICHE MOI LA PAIX, FEMME INDIGNE ! » Hurlais-je
Ma femme éclata en sanglot, mais cela me sembla puéril, sans importance. Il fallait que je règle le problème qu’est la personne de Vuai Moro, l’homme qui n’a aucun respect pour mes défunts proche et envisageais surement de réduire ma famille au silence.
La colère monta en moi, je lançais un coup de pied violent à la table. Je délaissai ma femme pour aller me coucher, sans manger.
Vuai Moro me tenait par la jambe avec un telle force que je n’arrivais même plus à bouger : j’étais trop faible, je le revoyais en train de massacrer ma famille à coup de couteau, le sang toujours le sang. Il me balança dans un fossé, et il prit un marteau et le leva vers moi.
Je me réveillais en sursaut. Le corps tremblant et tout en sueur, ce n’était qu’un cauchemar, mais il m’habitais et m’épouvantais encore, je me levais, furieux et je marchais vers la salle de bais. Devant le miroir je me contemplais. Une longue tignasse blonde, un tee-shirt sale et un visage terrorisé qui s’était métamorphosé sous l’emprise de la colère. J’étais furieux et tellement effrayé que j’en avais envie de vomir. J’avais envie de hurler, ce que je fis. Dans ma colère je donnais un formidable coup de poings dans le miroir, le prenant pour responsable de toutes ces abominations.
La douleur ne se fit pas attendre, je hurlais de plus belle. Je me reposait sur le sol dur de la pièce, fatigué de toute cette douleur et émotions.
Alerté par le tintamarre, Leila vint me voir, elle était visiblement terrifiée. Peu après je l’a suivais comme un automate vers ma cuisine pour qu’elle m’administre ses soins.
Ne croyez surtout pas que ma fureur et ma terreur se soit apaisée. Elle était enfouie sous le masque de ma raison mais sa puissance était croissante. Quand ma femme eut fini, elle me guida vers le salon et me demanda de m’asseoir.
1h02 du matin.
-« Qu’est-ce qu’il se passe ? » Demanda-t-elle d’une voix forte tremblante.
-« Laisse-moi tranquille, je veux rester là » Répondis-je d’une vois à la fois furieuse et sanglotante.
Je tremblais de tous mes membres, cet homme restais l’objet de mon obsession devenu terreur.
Ma femme mit ma main dans la sienne, elle tremblait elle aussi. Elle avait peur, peur de moi.
-« Va t’en ! Personne NE ME COMPREND PLUS !!! » Lui criais-je
-« Je ne comprends pas parce que tu m’explique rien, je reste amoureuse de toi. » Disait-elle alors
-« MENTEUSE !!!! TU AS PEUR DE MOI, JE LE VOIS DANS TES YEUX DE SALE SORCIERE !! »
-« Je… » Commença t’elle
Plus envie de la supporter, avant qu’elle eut fini sa phrase, ma colère brandit ma main et l’a fit s’abattre violemment sur sa joue, je l’a poussait et lui donnait des coups de pieds : elle hurlait la sale chienne.
Je regardais le feu de la cheminée crépiter, puis ma femme.
-« Mon chéri, je te supplie de me croire ! Je t’aime ! » Me dit-elle
Ivre de rage je la prenais par les cheveux. Elle se débattait comme une tigresse désespérée, je lui donnais donc de nouveau coup de pieds, toujours avec plus de force. Je l’entraînais vers la cheminée. Puis, je l’ai pris dans mes bras et comprenant ce qui lui arrivait, elle se débattit une nouvelle fois, plus frénétiquement puisque plus affolée :
-« QUESQUE TU FAIS ! »
Je pris soudain la lourde conscience que j’étais en train de tuer ma femme. Un vain coup de poing dans le bas du menton, et la rage remonta splendidement en moi. Je l’introduis avec toute la force et toute la rapidité que j’avais, dans la cheminée. Elle hurlait, proprement abominé par ce qu’il lui arrivait.
Son corps tout entier brûlait, ses cheveux se consumait, et toujours ses yeux indignés qui me foudroyait. Dégoûté par ce que je voyais et entendais je sortis de chez moi, malgré que son cri me parvienne encore dans les oreilles lorsque je fus au pied de la porte.
La rue était déserte, les voitures restaient garées en attendant sagement le retour de leurs propriétaires. Mes yeux se posèrent sur la mienne.
-« Quoi faire… ? » Me dis-je tout haut.
Retrouver cet homme ? Il en fit en aucun doute. Seulement, qu’allait-il me faire une fois en ma présence ? La peur me freinait, la rage me poussait à y aller.
La rage fut plus forte que l’angoisse, je pris la voiture et fonçait vers la ferme Moro.
La rue fut déserte tout le long du trajet, lorsque je fus en campagne je roulais dix minutes avant d’apercevoir de pont en bois qui surmontait le lac où on avait trouvé la dépouille de mon frère.
Deux-cent mètres plus loin une ferme. Une ferme qui avait hanté mon esprit par deux fois. Je l’avais associée à la mort de mon frère et maintenant j’y voyais la propriété d’un homme à violence sans borne, probablement un complice du meurtre de mon frère.
Je me garais. Dans une poche de la voiture, je pris un poignard particulièrement tranchant.
La rage que j’avais me donnait beaucoup plus d’attention sur l’ensemble de molécule qui composait mon corps, ma tête semblait fulminer. Je réfléchissais un moment avant de foncer vers la porte.
Le fracas fut grand bruit, il était trop tard pour reculer : Une leçon à retenir pour assassiner, ne jamais fuir sa détermination, son but. Enfouir sa peur et ses émotions qui freine l’envie de supprimer. Ne reculer devant rien, car une deuxième tentative mène à l’échec définitif :
-« QUE FAITES-VOUS MONS…AAAARRRH »
La lame de mon poignard traça un premier trait horizontal sur la poitrine de Vuai Moro.
-« NE…FAITES…PAS…DES CHOSES…QUE VOUS POURRIEZ REGRET… » Haleta-t’il avant que je ne traces un autre trait verticale, celui-ci perpendiculaire au premier.
Son hurlement m’assourdissait, les mêmes yeux foudroyant implorant la pitié que les pupilles de ma tendre épouse.
Je traçais un dernier trait horizontal qui coupait le premier de la même façon que le deuxième, ce qui valut plus de sang, plus de hurlement.
Ma rage bondit à nouveau. J’enfonçais plusieurs fois de suite la lame dans cette poitrine, et un dernier au milieu de ce visage terrorisé et noyé dans le sang et les larmes.
EPILOGUE
-« Cette nuit, des cris ont alerté les voisins du jeune couple Saragnare, ils ont avertis la police, qui est arrivé trop tard. Entrés dans la maison, les officiers de police n’ont vus aucun corps, seulement des cendres qui débordaient de la cheminée. Le service de police suppose qu’il s’agit des cendres de la femme, puisque les cris étaient féminins, comme l’avaient affirmés les voisins. Autres évènement funeste, les corps retrouvés de la famille Moro : Les parents défigurés ainsi que leurs enfants ne sont même plus identifiable. L’enquête prouve pour le moment qu’il s’agit d’un meurtre à l’arme blanche.
FIN





