Délire & Apocalypse (Chapitre 1)

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Le sens de l’honneur

C’est la peine de hurler que vous lisez les lignes personnelles de celui qui est. Bien que vous n’ayez aucun compte à rendre avec moi, vous m’exaspérez un tantinet. C’est parce que vous êtes mes jouets et que vous commencez à me lasser de votre faiblesse. Si ça vous plaît de continuer (j’adore les métaphores) à lécher la chatte de celle qui vous emprisonne dans l’ennui le plus profond, je regrette que vous soyez mes enfants. Au cours des siècles, vous l’avez rendu nymphomane, au nom de la survie de votre civilisation. Automatisme psychique de l’homme, je vous l’accorde. Comme j’ai l’habitude de me divertir, j’ai décidé de me faire un séjour sur la planète avant de l’anéantir.

La terre est maintenant dans toute sa superbe, c’est le commencement de l’apocalypse. Les abysses sont en mouvances frénétiques. Des couleurs, de la roche trempée d’eau, de l’eau tout simplement créé de l’indolence de l’infini. C’est avec aucune classe que le commun des mortels négligent que trop l’existence de ces puissants joyaux. Eux-mêmes ne sont pas des pourritures, sauf les vieux débris, hideux et immobile qui sont là à parler, parler, parler, comme si je les avais créer dans ce but. Je n’ai que faire des vos croyances et de vos philosophies, le réel et la fiction c’est la même chose. Il vous sera immédiatement dit que ma grande œuvre sur l’humanité est : La beauté, la force, la puissance, la capacité d’exaltation, puis l’imagination. Tout est évidemment concentré en splendeurs dans les débuts de la vie d’un homme, au bout de trois dizaines d’années, ça s’amenuise et puis vous n’êtes plus qu’un ringard inutile, comme les autres. A l’heure actuelle, vous appelez intelligent celui qui répète tout haut les lieux communs scientifiques, philosophiques, politiques ou tout ce que vous voudrez. Ceux qui ne transforment pas leurs idées en actes sont des médiocres.

Homme, femme, filles et garçons, inclinez-vous devant ma puissance. Adressez-moi toute votre admiration, en faisant éclaté votre plaisir de milles feux et cela à tout prix. C’est à prendre ou a laisser, envers et contre tout. Vous serez de toute façon de pitoyables cadavres avant de pouvoir être totalement satisfait. Allons-y.

*


De la plus haute falaise du monde, j’assistais à un spectacle banal et exorbitant de l’océan plaquant ses vagues comme des gifles énormes, sur le torse rocheux de la falaise : J’étais juste au dessus de la Fosse des Mariannes.

Ô Fosse des Mariannes,
Fosse exorbitante des abysses
Trou béant de cette terre immense
Où saigne abondement le monde aquatique

Que mon corps soit flétri de ta splendeur
Noyé dans ta profondeur, je veux te rejoindre
Dans ta couleur de la nuit, je serais de te boire
Eternellement avec même enivrance infinie

Le sens de l’honneur, dragué par mon égo, m’aurait ordonné de sauté. C’eut été une mort spectaculaire. Mille fois, j’ai sauté de cette falaise, nulle fois, j’honorais mon existence de suicide à quoi bon. Enfin je me retournais de ce caillou giflé d’eau pour revoir la ville.

Ma fille avait hérité des cheveux blond de ma mère, Sa mère à elle était partie en Afrique, ma fille n’était pas normal. C’était le syndrome d’Œdipe éternel. Elle désirait l’inceste de moi, a la vingtième année de sa vie. Ma fille n’était pas mon âme-sœur, je refusais. Elle était là, sur mon chemin, vêtue simplement d’une culotte. Ses seins étaient faux, mais magnifique. Je continuais de marcher vers la ville en sa compagnie, mon silence était sévère et indifférent.

Je dis :

Paysage métallique aux yeux pourpres

-« Le mensonge c’est ma sœur. »

Paysage de feu, moite et énervant

-« Parfois l’ennui se confond dans la haine. »

Paysage en mouvements fabuleux

-« Je danse dans le monde, puis je danse en hurlant. »

Paysage de je t’aime et de va te faire foutre

-« Dodelinant de la tête, je suis moi, je ris et je pleure ! »

Paysage détruit, il n’y a plus de paysage

-« Coupe ta tête, et manges-là. »

Paysage de goût, paysage de rire

-« Je ne suis pas là, mais j’y pense »

Paysage de dégoût, paysage de larmes

-« Je suis là, mais je n’y pense pas »

Paysage de plus jamais, plus jamais, non arrêtez

-« Arrêtez donc de lire, et la suite c’est vous. »

La terre était de nouvelle couleur. Ce sont des gros éclats rouges, j’avouerais qu’ils sont superbes. La nuit, cela fait comme si il y avait une traînée de sang et de vin sur le par terre des rues. Ce sont comme des fleuves abondants qui déferlent sur la ville. L’air s’est coloré en bleu, l’odeur s’est rendue si puissante que l’enivrance qu’elle cause. Nous nous en enivrons comme du vin et de la baise.
Le vent est musical comme l’orgue assoupie de mélancoliques rabâchements sans fin.
Cela fait trois siècles qu’il pleut comme tempête. L’averse engloutit sans cesse les pays, et les recrache : L’océan et ses abysses inspire et expire. Les plus puissants d’entre nous ont fait construire des bâtisse de 70 mètres de haut pour échapper aux inondations.
Tous les chiens ce sont échappés, sont redevenus sauvages. Les chats, eux, ont préférés s’enfouir encore plus dans le luxe des habitations humaines. Les religions sont devenues surpuissantes. D’abord parce que ce changement si radical, si splendides, si subjuguant a été interprété comme le début de l’apocalypse. L’art et la littérature commence à connaître leur âge d’or de reconnaissance et de fureur. L’imagination est un mot très à la mode, et employée avec la frénésie du dernier espoir d’un mourant.

Je pourrais mourir pour toi

Est-ce la pure vérité que tu m’adresse ce lieu commun ? Ma fille, tu ne fais pas beaucoup de chandelles à la vie que je t’ai donnée paternellement, et pourtant tu veux m’aimer beaucoup plus qu’une fille le devrait.

Je suis jeune, extatique, le plaisir a raison de tout allons-y tout de suite.

Mon silence était refus.

Je désire tout de la vie, et le désire est une chandelle… avec la volupté que tu me donnerais, j’embrasserais la vie tandis que tu réinventeras le Kâma-Sûtra rien que pour moi.

Elle s’approcha vivement de moi, nos yeux se fixaient, ses lèvres frôlaient les miennes et ses seins me touchaient la peau. Evidemment que je reculais, sans ça elle aurait été capable de tout. Mais le fait qu’on s’élance avec une telle violence sur moi est autant imprévu qu’inesquivable. Je vous passe les détails…

Une montée d’adrénaline assez violente pour révulser mon être, un point apocalyptique me poussa à abandonner tout de suite mon existence. Les beaux chaos du visible, de ce qui est entendu, sentis ou goûter s’était déjà défouler dans un espace assez énorme, un univers d’existence de beauté et de foutre.

Un exemple de deux grand yeux noirs, sur un visage plein de vie et de stupeur était devant moi. Je souriais, avant que la jeune fille décide de s’enfuir, ce n’est pas grave je l’a retrouverais plus tard. Je fouillais les poches de mon jean, pour trouver un objet plat qui devait être ma carte d’identité.

Francis Beufzeun, 41 ans.

J’avais vraiment une tête d’enculé, en 41 ans sûr que le corps humain se dégrade rapidement. Aucun problème, je me rajeunissais de 24 ans en un instant. Je changeais également de fringue, et rentrait chez moi.

C’est sous le bruit d’une pluie battante, que je haussais la voix de cette façon :

Si les règles, t’ont amenés jusqu’ici à quoi ont servis les règles ?

C’est une évidence

C’est une rhétorique

Je vois où vous voulez en venir.

Vraiment ?

Vraiment.

Ai-je l’air si candide que cela ?

Là, je ne vois pas où vous voulez en venir

Aucune importance

Vous voulez parler comme pour changer les choses ?

J’en serais là, où l’espoir est une langue incompréhensible.

Comment cela ?

Il est juste là, mais je ne le saisirais pas.

Vous ne seriez pas assez puissant.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

Vous inversez les rôles, j’ai l’expérience de la vie moi.

Vous devriez dire que vous êtes faibles.

C’est ce que vous dites.

C’est ce qui est.

En effet vous êtes candide de vous croire en mesure des choses.

Vous ne vous rendrez compte que des faits.

Une détonation, un bruit sec et le vieux était par terre.

Ami lecteur, s’il est un défaut que j’ai commis sur vous c’est votre doute. Le doute empêche sempiternellement le monde de devenir une œuvre d’art. Le doute, c’est ce qui a permis aux hommes d’inventés la moral, le bien et le mal. On se fera de toute façon traiter d’utopiste quand on parlera de créer un monde de bien, alors qu’il sera comparativement très facile de créer un monde beau, ou du moins amusant. C’est avec violence, honneur et courage qu’on changera quoi que ce soit dans le monde, sinon bien sûr que ce sera d’un ennui mortel.

Le présent est obsolète. Vous devriez vous bougez un peu le cul quand même, ça commence à devenir tragique. Comme un lent génocide de l’humanité, si vous n’avez rien fait la mort vous assassin et vous êtes un médiocre, si vous mourrez dans l’honneur le plus terrible, vous ne serez pas mort vainement. Tel sera un de mes enseignements, soyez voué à me divertir.


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