Délire & Apocalypse (Chapitre 3)

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3
A la recherche du plaisir


Je sortais dans la nuit, vêtu d’un sweat à capuche, des louves sortaient derrière moi dans la pénombre, un ruisseau coulait entre mes pieds, rougissant le sol qui brillait, et éclairait la nuit durant ses éphémères teinte d’obscurité, car une lumière blanche semblable à celle du tonnerre donnait à la nuit la couleur du jour, durant quelques instants seulement, comme une succession d’éclat.

Je continuais de boire ma canette de Fanta, en marchant à travers les rues, observant la froide indifférence des passants, mêlée à cette sorte d’indolence narcissique. Je plissais les yeux, et continuais ma route. Je rentrais dans le bar en face du carrefour de la rue principal, et prenait place à une table, non au hasard, en face de la table où était la jeune fille*. Je m’asseyais, dos à son visage et faisait pivoté la chaise de façon à être face à elle. Mon visage modifié, mon visage caché sous la capuche, elle ne put me reconnaître d’aucunes façons. Le barman ne se préoccupait pas de moi. La jeune fille m’observa un moment, mimant une intrigue proche de l’indifférence et continua de boire comme si je ne l’observais pas avec attention. Devant l’insistance de ma fixation, elle mima son gène avec une légère agressivité, et changea de table. Bien que je ne me rapprochais pas plus d’elle, elle restait dans l’angle de ma vue, et remarqua malgré ma capuche que je l’a fixais toujours.

Little hellions, kids feeling rebellious
Embarrassed, their parents still listen to Elvis
They start feeling like prison is helpless,
Til someone comes along on a mission and yells "bitch"
A visionary, vision is scary, could start a revolution,
Pollutin' the air waves a rebel
So let me just revel and bask,
In the fact that I got everyone kissing my ass
And it's a disaster such a catastrophe
For you to see so damn much of my ass you ask for me ?
Well I'm back fix your bent antenna
Tune it in and then I'm gonna enter
Into the front of your skin like a splinter
The center of attention back for the winter
I'm interesting, the best thing since wrestling
Infesting in your kids ears and nesting
Testing "Attention Please"
Feel the tension soon as someone mentions me
Here's my 10 cents my 2 cents is free
A nuisance, who sent, you sent for me ?


Without me – Eminem

La fille me regarda un moment, puis vint vers moi.

J’aimerais savoir pourquoi vous m’observez depuis tout à l’heure ?

La vie est de plus en plus étrange… ?

Un instant de stupeur se lisait sur son visage, puis une haine dans les yeux.

D’où sortez-vous cela ?

Tu penses ça.

Je vais péter un plomb si vous m’dites pas qui vous êtes et ce que vous voulez.

‘spèce de pute.

La fille tenta de me frapper, par défense car je m’avançais rapidement vers elle, mais je retins rapidement son bras.

Une fille de neuf ans montait les escaliers vers sa chambre, au pas de course. Une fois arrivée, elle se déshabilla et enfila son maillot de bain une pièce. Malgré son petit ventre qu’elle avait, son corps était athlétique. Elle ouvrit la fenêtre et s’en écarta de 10 mètres. Là, elle prit son élan, calcula tous ses mouvements afin de parvenir dans sa cible. Elle courra et plongea dans l’air d’où elle fin une longue chute libre. Dehors, le garçon avait eu le temps de prendre la photo pendant qu’elle plongeait dans l’air. Puis, il fit une bise au front de la jeune fille, décédée sur le coup, et l’abandonna.

Bravo ma colombe, avait-il dit.

Mes lois l’empêchèrent de hurler ou de se défendre lorsque je retenais son bras. Elle ne su pas pourquoi, dans cette impulsion soudaine, elle s’était rendue docile. Après tout, elle était assez forte pour se défendre des pires choses. Advienne que pourra. Elle était prête à aller avec moi dans un voyage au bout de la nuit. Moi je savais que ce n’était plus qu’un mouton près pour l’abattoir. Je souriais en l’a regardant : Son amour-propre avait déjà disparus.

Bien sûr que c’était toujours ma fille. Physiquement, elle était la chaire de ma chaire rajeunie. Ses yeux étaient révulsés de colère, tandis que mes lèvres caressaient son ventre, ses faux seins. Les mains de cet homme étaient les marionnettes de l’esprit du tout-puissant. Chacun de ces doigts massaient son cul nu, avec une harmonie parfaite. Ses mouvements lascifs, caressants et profonds, lui provoquaient des frissons, parcourant comme un fantôme sa chaire, elle était troublée de tout feux de tout souffle, par le sens du touché. Le mouvement de va-et-vient de ma queue contre les parois de son vagin n’était même pas nécessaire pour invoquer d’une force indomptable et surnaturelle son plaisir, son désir et son redésir de mon corps et de mes soins pour elle.

C’était divin. Le cas de le dire. Aucune loi métaphysicienne permettrait de renier l’existence de ces faits s’apothéose.

Pourquoi avoir été obligé d’employer la violence pour ça ?

Je l’a regardais, buvant les dernières gouttes de mon Fanta. Je souriais. Pas de réponses, c’était l’évidence même.

Et t’es qui toi ? A m’emmener chez toi pour me baiser, et à se foutre gentiment d’ma gueule ?

Et toi t’es qui ? Mis à part ce que je sais.

Je ne sais pas ce que tu sais.

Je n’ai pas besoin de voir ta carte d’identité pour avoir plus d’information… j’ai même pas besoin de ceux que tu connais pour en savoir encore plus.

Alors je suis rien de plus ?

Alors je suis celle que tu veux ?*

T’es celle que tu veux. Quesque qui te ferait plaisir ?

Cela ne te regarde pas.

Tu ne peux pas avoir de plaisir plus grand pour oublier celui que je t’ai donné ? Tu veux retrouver ce à quoi tu t’étais attaché ?*

Je ne sais point. Plutôt ce à quoi je m’étais attaché.

Hélas, c’est moi qui décide.

Je ne suis pas soumise.

Cesse de te défendre, tout cela sera moins agréable pour toi si tu continue à te débattre. Tu n’as eu ni besoin de livres, ni de philosophie, ni d’intelligence, pour connaître le secret de la vie que je t’ai livré.

*1ère phrase : La phrase en italique…attendue par le tout-puissant, pas prononcée par la jeune fille ? Le réel et l’irréel ne font qu’un pour la conspiration de l’illusion.

2ème phrase : Les deux solutions proposés ramènent toutes les deux à la même chose. 1ère solution : Rester entre les mains de celui qui lui a donné la plus pure des jouissances rester ; rester entre les mains du tout-puissant qui est son père. 2ème solution : Retrouver ce a quoi elle s’était attachée, son père qui est à présent le tout puissant : Le réel et l’irréel ne font qu’un pour la conspiration de l’illusion.

J’emmenais la jeune fille avec moi, nous nous promenions dans la rue, même si le soleil ne se montrait pas, que la pluie ravageait encore et toujours les pavés d’eau qui commençaient déjà à être manger par les flots.

D’un mouvement forcé, je rapprochais la fille de moi, et déposait un baiser sur ses cheveux, elle marchait près de moi, tandis que je l’enlaçais. Elle était attirée par moi, mais voulait partir.

Le principe de l’inertie énonce qu’un objet est inerte lorsque deux forces exercés sur lui on un sens opposé. J’crois qu’c’est ça.

Principe de l’inertie

Lorsqu’un solide est immobile ou animé par un mouvement rectiligne uniforme, la somme des forces qui lui sont appliqués est égale au vecteur nul.

Elle ne faisait rien, son vouloir était inerte. Un petit sanglot remplit ses yeux de larmes, tandis qu’elle me serrait plus fort contre elle, par son amour ou son rejet, elle brisait toutes les antagonies, elle était le soleil de la contradiction. Qu’elle m’aime ou pas elle reste. En baisant avec elle, je ne lui demandais pas son avis. Etait-elle consentante, ou était-ce un viol ? Choisissez, lecteur.

Elle restait avec moi. Je l’a regardais peindre. Elle se disait artiste. La peinture est considérée comme un art. Le 3ème…c’est de la merde. Pas ce qu’elle peignait, elle utilisait de la gouache noire, une mine de plomb et du fusain. Tout ça étant du noir, sur une toile complètement blanche. Du noir et du blanc. Sa main était hasardeuse, comme lorsqu’elle me caressait le corps, plusieurs coups agressifs. De la matière noir sur du blanc, entre abstraction et représentation de la réalité. Je lui est demandé ce qu’elle appelait « art ». Elle n’a pas daignée me répondre. Je lui est demandé si elle croyait en Dieu. Je crois aux chieurs, donc je crois en Dieu.

Dieu est un artiste. Dieu est un chieur selon Neige. Neige est une artiste selon Neige.

Tu baise comme un Dieu, m’avait-elle dit après un acte.

Je baise comme un Dieu, t’en as d’autres comme ça ?

Je sais pas pourquoi je reste avec toi.

Pourquoi est-ce que tu reste avec moi ?

J’enfilais mon anorak, relevais ma capuche et fichais le camp. Je fermais la porte à clé, elle ne s’ouvrait que de l’extérieur ainsi. Neige se serait barré. Je m’achetais un américain –le sandwich- Prenais mon temps, j’avais entamé la moitié lorsque je rentrais à la maison.

Un dessin sur la table, une jeune fille s’échappant, coursé par son agresseur, la police arrive. Neige arrive dans la cuisine, je l’a traite de conne. Allez viens on sort. Dans le bus, elle s’assoit en premier. Une heure un quart avant que le bus, n’arrive au terminus.

On arrive sur une crique déserte, la brise est forte.

Je l’allonge parterre sur l’herbe et le sable, une dernière baise. Je l’abat d’un coup de feu lorsqu’elle se relève. C'est au milieu de la nuit que je me laissais bercer par la lente musique des vagues, je lâchais le revolver sur le sable où le sang flottait sur ce tapis de dune. Je marchais vers la mer jusqu'à être entièrement immergé, la bure impure de l'océan flétrissait mon visage boursouflé de fatigue et de contentement. Je laissais l'eau me boire dans l'accalmie glaciale. L'eau gisait encore sur cette terre ivre des beautés abondement éparpillées. Dans l'instant qui suivit l'apogée de mon exaltation, je décidais de rendre cette bure vivante. Il s'agita alors de violentes vagues et aspira mon être en tourbillon dévastateur. Ma peau goûtait aux caresses de ce qu'il y a de plus doux, de frais, il ne me restais plus qu'a me rendre aveugle, je suis quelqu'un de sobre quand on vous connaît de fond en comble.


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