Saga de Thorbjorn le Rouge
  • L'Auteur :

Jean-Louis Denier (ou Osbjörn), journaliste, ancien juriste-conseil d'entreprise, est passionné de stratégie, de géopolitique et d'histoire. Lorrain, de père normand, il s'intéresse plus particulièrement aux peuplades germaniques et scandinaves, et à leurs croyances.
Ce talentueux écrivain se revendique comme Asatruàr trouvant sa foi dans les "Puissances" incarnant ses croyances…


  • Tome 1 : La Malédiction
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Premier opus d'une trilogie consacrée à l'épopée Viking, "La malédiction" nous emmène dans la Norvège, et pour partie dans l'Irlande, du IXe siècle. L'on y fait la connaissance de Veland, un chef de guerre, qui prépare une expédition que son rival, Ketil, un gros propriétaire terrien, s'ingénie à faire échouer, usant pour de faire de divers moyens et stratagèmes tels que la corruption, le trafic d'influence voire… la magie noire. Guidé par la jalousie, la rancoeur et l'ambition, il cherche à discréditer Veland aux yeux du roi du Vestfold afin de devenir le maître des terres tenues par son rival. Les manigances de Ketil, par leurs excès et leurs effets, vont le conduire au désastre, catastrophe finale qui, tel un crépuscule des dieux, va tout embraser et dévaster.

Hors le fait de restituer batailles et combats, ce roman immerge véritablement lectrices et lecteurs au coeur du monde viking et de ses particularités, restituant avec authenticité la vie quotidienne, les rapports sociaux, la condition de la femme, les mentalités, les rites et pratiques religieuses, etc… Sans oublier l'omniprésence du destin et des puissances divines et de la première d'entre elles : Odin.


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  • Commentaires :

Les Vikings !
Casques à cornes, pirates, pilleurs, lourdes armures et épées meurtrières, grands êtres impitoyables et effrayants, combattants aux rites morbides…
Tant d’images d’Epinal, de clichés et de préjugés liés aux phantasmes des peurs de l’obscurantisme plus qu’à une réalité éparse et caricaturale. Comment dés lors redonner vie aux coutumes et mœurs d’un peuple complexe et étonnant.
C’est ce que l’auteur de cette grande épopée a tenté, et réussi.

Les Sagas sont souvent des récits simples mais c’est là une métaphore dissimulant bien des secrets. La magie de cette Histoire, mêlant la petite et la grande, est dans son atmosphère. C’est là la vraie héroïne du récit.
Un être sans mémoire est un être sans plus de Destin.
Et c’est en suivant justement le Destin de personnages étonnants, peu ménagés par l’auteur, que notre imaginaire souffle sur les braises incandescentes de la mémoire d’une culture.

Au-delà du scénario, du style, du travail historique colossal, du libre choix de l’auteur de mettre en avant sa vision des choses, il demeure donc une œuvre certaine. Rendre vivant ce qui n’est plus est un exercice complexe et particulièrement difficile à maîtriser.
Cette épreuve aura été relevé…

Par Val des Hurles-Vents


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